La révolution de la positivité radicale par Andreas MAMET

Notre environnement et même la Terre entière sont contaminés par une pollution ambiante. Cette toxicité se voit très facilement, car elle est omniprésente. Cela crée pour moi une obligation. Plus que jamais, nous avons le devoir de laisser de côté toute forme de passivité et d’avoir un discours qui soit encourageant, positif, des actes qui soient inspirants. Ce qui nous amène immédiatement à la nécessité du travail sur soi. Ce travail est à la fois simple et complexe. La positivité radicale exige une observation radicale de soi, car on ne peut être radicalement positif si l’on n’est pas radicalement conscient de ce que l’on pense, dit et fait. Étonnamment, le Christ avait raison lorsqu’il disait : « Père […], ils ne savent pas ce qu’ils font » : en effet, une grande partie de l’humanité vit dans l’inconscience, c’est-à-dire que les gens, d’une manière générale, pensent, parlent et agissent sans être conscients.
 J’ai personnellement passé de nombreuses années à « entraîner mon mental », comme le disent les Tibétains. Car il faut bien l’exercer, il faut s’observer tout le temps. Les pensées négatives peuvent être très subtiles et donc demander beaucoup d’attention pour que l’on puisse en prendre conscience. Au bout du compte, le travail consiste à devenir conscient de ses programmes négatifs et à ensuite cesser de les exprimer. C’est la première chose à faire sur le chemin de la positivité. La première étape si l’on veut être positif est de ne pas être négatif ; c’est déjà un grand pas. Et en particulier, je me suis beaucoup entraîné à exprimer mentalement ma gratitude dès que je vois la moindre expression de beauté. À la première occasion, quand je vois quelque chose de positif chez quelqu’un, j’essaie de lui en faire part : « J’apprécie ce que vous faites, ce que vous êtes. » À première vue, cela peut paraître bien peu, mais en réalité, c’est beaucoup. Ce n’est pas simple non plus, car si vous êtes élevé dans un environnement familial dans lequel vous avez reçu peu d’appréciation, vous-même devenez incapable d’exprimer vraiment votre appréciation, chose très triste dans la mesure où le pouvoir du verbe est si transformateur. Dites dès que vous le ressentez : « je t’aime ». Si je vous dis maintenant, sincèrement « je vous aime », cela change quelque chose en vous, n’est-ce pas ? Osho disait qu’une fois que l’on commence à méditer, il faut être encore plus conscient du pouvoir de son verbe, car quand votre méditation porte ses fruits, votre force intérieure se démultiplie. Comme le disait le Bouddha au sujet du pouvoir de la pensée : « Nos pensées d’hier créent notre réalité d’aujourd’hui et nos pensées d’aujourd’hui créent notre réalité de demain ». Le Bouddha était un homme très observateur et très sage, grâce à la profondeur de ses méditations. Donc soyez-en conscient : votre réalité présente est le produit de vos pensées passées et votre avenir dépend de vos pensées présentes. Songez-y bien ! Si cela est vrai, cela signifie qu’à votre insu, vous êtes quelqu’un de très puissant. C’est un fait ignoré, car beaucoup de nos pensées sont inconscientes. Combien de fois par jour pense-t-on, voire, pire, dit-on : « Ce n’est pas possible ! » Il s’agit d’un acte créateur ; il faut s’entraîner à cesser d’emblée d’alimenter ce genre de pensée et à la remplacer par : « tout est possible », « des choses fabuleuses sont en train d’arriver dans ma vie », « tous les jours, je reçois des nouvelles merveilleuses », etc. Si vous répétez cela cent fois par jour, je vous le garantis, cette pensée va se réaliser. Il est prodigieux de savoir que l’on peut avoir une belle vie en travaillant sur son mental, en ayant de belles pensées positives.
Si l’on me demande le pourquoi de la vie sur cette planète, ma réponse sera très simple. Je vous renverrai à deux questions que se posaient les Égyptiens avant la mort : « ai-je trouvé la joie ? » et « si oui, l’ai-je partagée ? ». Vous pouvez organiser toute votre vie autour de ces deux questions essentielles. En soi, on a déjà là un code pour notre révolution de la positivité radicale. Cherchez la joie et partagez-la. Imaginez alors la beauté que vous créez ! Car nous sommes là pour embellir cette planète. Personnellement, mon travail sur cette Terre consiste à créer autant de sourires que possible. J’adore voir les gens sourire. Imaginez que vous vivez ainsi !
Le travail consiste donc à porter son attention sur des choses positives, ce qui demande beaucoup d’entraînement, parce qu’en quelque sorte, le mental aime la négativité. L’ego aime regarder une personne, voir en elle ses faiblesses et insister sur ce qui ne va pas en elle. Il est d’ailleurs étonnant qu’à partir du moment où nous-mêmes jugeons autrui, nous sommes dans un état d’oubli total de notre propre vie : il est presque garanti que quelle que soit l’insuffisance que vous percevez chez l’autre, vous trouverez dans votre vie un défaut équivalent. Ainsi, l’idée est, quand on s’apprête à juger quelqu’un, à le critiquer, de s’arrêter, de réfléchir et de se dire : « Mais au fait, est-ce qu’il m’est un jour arrivé d’avoir le même comportement ? » À titre personnel, lorsque je suis confronté à une situation similaire et que j’observe ma vie, je peux effectivement constater qu’à un moment donné, j’ai agi pareillement vis-à-vis d’autrui. C’est une vraie leçon d’humilité. C’est pour cela que les prises de conscience et la clarté peuvent créer des désagréments : on voit nos faiblesses et plus on en a conscience, plus il devient difficile de juger autrui, sachant ce que l’on a fait.
Un jour, le Christ voit une foule s’approcher de lui, cherchant son approbation à propos d’une femme censée avoir commis l’adultère. Cette histoire est très importante et même si, au fond, on ne sait pas si elle est véridique, elle illustre bien la condition humaine. La foule s’adresse donc au maître, à Jésus, voulant savoir s’il estimait que cette femme devait être lapidée. Et le Christ répond alors : « Que celui d’entre vous qui n’a jamais pêché lui jette la première pierre ». Cette phrase est un véritable trait de génie, la marque d’une sagesse profonde, de son ancrage dans l’instant présent : à cet instant, il a forcé chacun dans cette foule à une introspection, chacun ayant manifestement oublié ses propres moments de faiblesse passés. Puis, toute la foule se disperse, chacun ayant été renvoyé aux actes dont il n’est pas fier. C’est pour cela que certains maîtres disent que se comporter avec compassion est le paroxysme de l’évolution. La compassion est un signe d’avancement.
 
La méditation : le chemin vers la complétude
Ce qui nous amène à un autre sujet très intéressant : qu’est-ce que la méditation ? D’une part, la méditation nécessite du travail, de la pratique et d’autre part, il s’agit d’un état. Il faut pratiquer certaines techniques pour méditer et lorsqu’elles commencent à porter leurs fruits, elles deviennent révélatrices, elles dévoilent ce qui est caché. Le film « Lucy », de Luc Besson, a pour thème ce qui arrive à l’être humain si 100 % de son potentiel cérébral est activé. Ce qui est décrit dans le film est très similaire au processus méditatif, surtout en l’état actuel des choses, puisque nous fonctionnons avec à peu près 1 % de notre potentiel cérébral. La science affirme que peut-être 5 ou 10 % de notre cerveau est activé ; mais pour moi, c’est un chiffre exagéré : il est peut-être de l’ordre d’1 % d’1 %. Si je vous pose la question : « comment vous sentez-vous dans votre vie ? », vous regarderez à l’intérieur et me donnerez peut-être une réponse du genre : « J’ai le sentiment d’être incomplet, qu’il y a quelque chose qui manque à l’intérieur moi ». C’est l’histoire de l’iceberg qui flotte dans l’eau : on n’en voit que la pointe, alors que 95 % de l’iceberg sont immergés. Nous sommes tous dans cette situation : nous sommes tous des icebergs flottants, n’ayant conscience que de 5 % de ce que nous sommes. Quant aux 95 % restants, mystère…
Dans ce film, Lucy, le personnage principal, joué par Scarlett Johansson, appelle sa maman et lui dit, sentant son potentiel décuplé : « Maman, je ressens tout ». Cela pourrait vous surprendre, mais c’est exactement ce qui se passe quand une méditation porte ses fruits. Vous ressentez beaucoup, vous devenez de plus en plus sensible. Et justement, les personnes qui viennent à nos méditations ont un point commun : cette hypersensibilité. Toutes ces personnes ont beau avoir des âges différents et provenir de catégories socioprofessionnelles diverses et variées, elles ont une sensibilité qui les a amenées à chercher des activités méditatives. Elles sont aussi douées d’une grande intelligence, l’intelligence étant d’ailleurs également un signe de réussite méditative, puisque l’on a découvert que la pratique de la méditation active les aires cérébrales de l’intelligence, du génie.
Les sages disent que c’est une vraie bénédiction, et même un privilège d’être au contact de pratiques du dharma, de techniques méditatives efficaces. Le dharma est à la fois un état, mais aussi un chemin, une évolution, un cheminement qui nécessite des outils spirituels. J’éprouve beaucoup de gratitude, car j’ai en ma possession des techniques très précieuses qui favorisent grandement la transformation. Je sais pourquoi je me réveille le matin, c’est capital. Et l’une des choses que j’adore dans mon travail, et il y en a beaucoup, est qu’entre le moment où les participants rentrent dans notre salle de méditation et le moment où ils en ressortent, phénomène que j’ai constaté un nombre incalculable de fois en quarante ans, leur visage s’est véritablement embelli, il est devenu rayonnant. Alors je me dis : « Ouah ! J’ai de la chance ! Grâce à mon travail, les gens sont plus beaux ! Ouah ! » Je suis très reconnaissant d’être en mesure d’apporter de la beauté dans la vie des gens. C’est d’ailleurs une possibilité qui s’ouvre à vous dès maintenant ! Dans la minute qui suit, prenez votre téléphone et envoyez un magnifique SMS qui fasse sourire quelqu’un, par exemple : « J’apprécie ce que tu es, merci d’être présent dans ma vie ». Ou invitez quelqu’un à manger, etc. Il y a tellement de choses que l’on peut faire pour faire sourire les gens. Des choses parfois simples. Il suffit d’oser, voire d’oser oser.
Le processus méditatif fait de vous quelqu’un de plus rayonnant, de plus joyeux, de plus lumineux, et cela a un sens extraordinaire sur le plan existentiel. Vous ne le savez peut-être pas, mais la méditation est une clef qui peut ouvrir les portes d’un monde magique. Cela fait maintenant quarante-quatre ans que je médite et croyez-moi, j’en suis certain.
La joie vous attend, beaucoup de joie, en particulier pour les femmes qui, grâce à la méditation, n’auront pas besoin de chirurgie esthétique pour paraître plus belles ! Méditez, vous deviendrez rayonnantes.
À mon sens, le processus méditatif est très intimement lié à l’appel à la révolution de la positivité radicale. Je veux voir une révolution de positivité, je veux vous voir créer une révolution de beauté. Faites de vous-même un être de plus en plus beau. Exprimez la beauté dans vos interactions avec autrui. Exprimez la beauté dans vos actions, dans vos paroles au quotidien. Je vous demande de commencer une révolution de la douceur dès maintenant. Encore une fois, prenez vos téléphones et exprimez tout cela, par sms ou autre. Exprimez la positivité maintenant ! Exprimez la beauté ! Exprimez la douceur ! Pourquoi ? C’est la voie de la conscience, c’est le paroxysme de la conscience. Il n’est pas nécessaire de méditer pendant quarante ans pour en arriver là, il suffit d’un simple changement mental et de descendre dans son cœur, de passer de la tête au cœur. Voilà tout ! Il n’y a pas besoin de toute une vie de méditation pour cela, il suffit de changer votre perspective. Je vous en supplie. Non seulement c’est un choix conscient, mais en plus, c’est le choix le plus élevé. De plus, en cette époque, au vu de l’évolution de notre planète, c’est une nécessité. Et vous savez que ce genre de comportement est contagieux. Si la négativité est contagieuse, la positivité l’est aussi, encore plus que la négativité. On peut souvent penser : « Je suis totalement impuissant face à tout ce qui se passe dans le monde ». Mais c’est totalement faux. Vivez comme si chaque instant, chaque respiration comptaient. Comment vivriez-vous si vous saviez qu’aujourd’hui était votre dernier jour sur Terre ? Que changeriez-vous ?
Je suis à genoux ; je vous implore de prendre une décision ferme en faveur de la révolution de la positivité radicale. Apportez la beauté à autrui, à la planète. Cela métamorphosera votre vie. Je vous promets que cela vous apportera davantage de satisfaction que toute expérience de shopping sur les Champs Élysées. Élargissez votre conscience, soyez dans l’expansion, soyez extrêmement généreux, ne comptez pas. Faites que cette planète soit plus belle et que votre vie soit plus vaste, plus ouverte. Telle est ma proposition. Et s’il n’y a que dix personnes qui passent à l’acte, cet article aura été un succès.
Andreas MAMET

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