Chamanisme et psychanalyse

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Par Philippe Lenaif

Dans cet article, je vous propose d’aborder le chamanisme par le regard de la psychanalyse.

Pour commencer, comment fonctionne l’homme ?

Le CA, le MOI, le SUR MOI et le Soi
Petits rappels freudiens et jungiens.

 Le destin cosmique de l’homme est de grandir en conscience, en transformant de l’énergie matérielle (nourriture) en énergie psychique.

Chaque être humain, au moment de son incarnation, est avant tout un réservoir colossal d’énergie de Vie – comparable au Ca freudien. Jour après jour, il va devoir harmoniser la manifestation de cette Vie au travers de ses pulsions, de ses instincts, de ses besoins, de ses désirs, avec le principe de réalité qu’est la densité terrestre.

La rencontre de cette manifestation libre et débridée de l’énergie avec la densité et les lois terrestres va créer des frictions qui seront vécues comme des frustrations concourant à élaborer le Moi freudien. La réponse aux besoins de conservation de la Vie n’étant pas systématique et instantanée, le Moi va grandir dans l’apprentissage de la frustration due à la réalité terrestre. Le processus de croissance de la conscience commence.

Ce processus de croissance est complété par les règles de vie en société, le système éducatif, l’environnement socioculturel, la religion,… qui va constituer le Sur Moi freudien : outre la réalité de la densité terrestre, les règles de vie en société vont elles aussi apporter leur lot de frustrations.

En résumé, mon réservoir d’énergie, ma force de Vie, va se heurter dans son expression d’une part à la réalité terrestre et d’autre part à la culture de l’humanité qui va m’enseigner ce qui est bien et ce qui est mal, ce que je peux faire et ce que je ne peux pas faire. C’est ce processus qui va m’apprendre le monde, construire mon adaptation à mon environnement.

En principe, la sagesse de la communauté qui m’accueille dès la naissance devrait faire en sorte que cette adaptation à ma nouvelle nature (d’être incarné sur terre) se passe pour le mieux. C’est malheureusement de moins en moins le cas.

Pourquoi ?

Le cerveau reptilien, le cerveau mammifère, le cortex.

En cours d’apprentissage, je traverse des évènements où la non réponse immédiate à mon besoin représente un danger pour ma survie, à 2 niveaux.
Le premier, physique, si ayant faim je ne trouve pas de nourriture – à terme, je meurs.
Le deuxième, physico-psychique, si étant frustré, je n’arrive pas à dissiper l’énergie contenue dans l’émotion qui naît de ma frustration – elle va stagner et dégrader peu à peu ma vitalité (au sens large).

Exemple :
Prenons une proie en prise avec un prédateur. Une colossale quantité d’énergie est produite  afin de garantir sa survie et de là, la pérennité de la Vie.

Face à l’ennemi, trois possibilités :
– l’attaque
– la fuite
– la paralysie

Dans les deux premiers cas, l’énergie est utilisée, consommée.
Dans le troisième, elle est bloquée : un pied sur le frein, l’autre sur l’accélérateur.
Je suis tout en tension à la périphérie du corps et totalement anesthésié de mon ressenti intérieur : si l’autre me croque, même pas mal – la nature est bien faite !

Si le prédateur dédaigne une proie apparemment morte et qu’il s’en va, dans les secondes suivantes, je vais lâcher le frein, et bondir de toute mon énergie retenue, les gaz à fond : sauts de cabri dans tous les sens !!!
cerveau-1115890-jpg_989774Ça, c’est ce qu’à prévu notre cerveau reptilien depuis l’époque des âges farouches.
Malheureusement, nous avons développé notre cortex et notre capacité à réguler et censurer nos réactions instinctives et l’expression de nos émotions.

Dans notre apprentissage à faire face à la frustration, on nous entraîne à postposer la réponse à notre besoin/désir. C’est une des fantastiques possibilités de l’homme grâce à son cortex et sa capacité inhibitrice. Malheureusement, on nous invite rarement à revenir sur nos frustrations pour terminer le processus en cours, c’est-à-dire libérer l’énergie retenue jusqu’à lors et ainsi éviter le refoulement. Un peu comme si on privait la proie de ses sauts de cabri salvateurs, ce qui aurait pour effet de maintenir en elle une part d’anesthésie, de figement, de mort.

Très rapidement, pour raison de paix collective, on fait tout pour ne pas nous laisser la place pour exprimer notre frustration.
Plus la culture d’une société est grande, plus son niveau de civilisation est élevé, moins il y de la place pour l’expression des émotions résultant de ma frustration.

A chaque fois que je rencontre un évènement à l’issue duquel je ne peux pas dissiper mon énergie (exprimer mon émotion), celle-ci s’installe en moi. En même temps, en fonction de la qualité de l’émotion refoulée, un sens, une interprétation sont donnés à l’événement. C’est cela qui construit progressivement ma représentation subjective intérieure du monde.
Plus cette image, cette représentation se construit et se complexifie en raison des émotions refoulées, plus elle m’éloigne de la réalité énergétique de la Vie.

Vu que c’est l’environnement socioculturel qui est responsable de la privation de l’expression de mon émotion, il agit comme un système d’exploitation informatique et me formate dans son langage propre afin que je puisse interagir correctement avec le reste du monde. Ainsi, je deviens prisonnier d’une interprétation collective qui me tient de plus en plus loin de la réalité
énergétique du monde.

Pourtant, une part de moi comptabilise toutes les doses d’énergies non dissipées. Cette part de moi, écologique, cherche à faire le ménage dès qu’elle en a l’occasion. Ainsi, inconsciemment, elle va s’arranger pour recréer la situation dans laquelle j’ai échoué afin d’avoir une deuxième chance pour dissiper toute l’énergie cristallisée en moi et, ainsi, faire un «reset» sur les parts
d’anesthésie, de figement, de mort… accumulées.
On peut dire cela encore autrement : d’un point de vue purement physique, action égale réaction. Toute tension en moi va générer de la tension dans mon interaction avec le monde.
Ainsi, tout chaos intérieur (même refoulé et inconscient) va appeler, partout où je me trouve, une réponse chaotique de l’extérieur. Ce désagrément devrait – au bout d’un temps plus ou moins long et dépendant de ma volonté de subir en victime ou d’agir en responsable – me pousser à désirer mieux pour moi, plus confortable, plus paisible, plus fluide. D’autant que si je ne m’occupe pas de toutes ces parts d’énergie refoulée, de tous ces chaos intérieurs, de toutes ces petites morts, tout mon être va finir par me le rappeler par tous les moyens, allant de désagrément psychologique à l’accident ou la maladie graves. En revanche toute paix réinstaurée en moi va générer de la paix dans mon interaction avec le monde.

Malheureusement, une autre part de moi cherche à garantir ma survie en évitant de me confronter à toute situation inconnue, l’inconnu contenant en soi en permanence, potentiellement, une issue fatale. Dès lors, si j’ai survécu jusque-là, c’est que toutes mes réactions ont été salvatrices – même si certaines ont été peu élégantes ou ont manqué totalement d’écologie pour mon être. Ainsi, plutôt que de m’inventer une nouvelle issue à une situation que je connais bien, je vais choisir ce que je connais de mieux et qui a l’avantage de m’avoir maintenu en vie jusqu’à présent. Et dans certains cas, ce que je connais le mieux, c’est éviter de m’exprimer, préférant refouler l’énergie plutôt que de me mettre en danger dans une attitude nouvelle dont j’ignore la réponse que l’environnement m’opposera et qui pourrait bien m’être fatale.

Ainsi, la société «moderne» dans laquelle nous vivons, nous privant de la nature saine de nos réactions instinctives pour raison de «civilisation», nous invite à sur-traumatiser et à aggraver la vision subjective et déformée de la réalité plutôt qu’à nous libérer et accéder à l’objectivité de la nature dans ce qu’elle représente comme énergie pure. C’est ainsi que l’homme est prisonnier de son passé : chaque pas qu’il croit faire vers son futur se fait dans les traces des pas laissées derrière soi.

Et le chaman ?

Que cherche-t-il ?
C’est un guerrier qui cherche la liberté, qui tente de conquérir son futur en effaçant son passé.
Mais pour s’attaquer à son passé, à sa propre histoire, il doit affronter l’inconnu.
C’est-à-dire se re-confronter avec l’issue systématiquement improbable des événements dans lesquels il a, une ou plusieurs fois, échoué à dissiper son énergie.
C’est ainsi qu’il choisit de se confronter quotidiennement avec la mort.

Qu’est ce qui le sécurise ?
L’Instinct et l’Esprit.
Malheureusement, notre culture nous coupe rapidement de nos instincts, de notre animalité, et par ailleurs, les rituels religieux qu’on nous propose et par lesquels on devrait avoir la possibilité de faire l’expérience du divin, de l’Esprit, sont devenus stériles.
L’instinct parle de la nature de la Vie et l’Esprit en donne le sens.
Ce sens qui fait tellement défaut dans l’analyse occidentale des maladies.
Selon CG Jung (et d’autres), les névroses naissent d’une perte de connexion aux instincts, mais également de manque de sens, de rituel, de connexion à l’Esprit, c’est-à-dire de nourriture pour l’âme.
Le chaman, aligné entre sa connexion aux Instincts et sa relation à l’Esprit, se veut être l’artisan de la rencontre avec la totalité de lui-même.

Qu’est ce qui lui permet de faire ça ?
Il a une structure psychique psychotique (*) : il a donc une blessure psychique qui fait de lui un dissocié.
Mais contrairement aux psychotiques habituels, il a une constitution telle qu’il est maître de sa folie et qu’il l’utilise comme une arme de guerrier.

Alors que le psychotique, lui, est débordé par sa blessure et erre entre deux mondes, le chaman s’y identifie, s’en laisse déborder afin de pouvoir l’exprimer totalement et ainsi dissiper l’énergie cristallisée dans ses tissus.
(*) Au fil du temps, les auteurs qui se sont penchés sur la nature psychique du chaman l’ont d’abord décrit comme un psychotique pour arriver à une définition qui fait relativement l’unanimité, à savoir qu’il serait un expert en crises d’hystérie dissociative «contrôlées». C’est donc un être à part qui vit des états psychiques extrêmes tout en restant structuré, agissant et aidant pour ses pairs, là où tout être normal vivant le même état psychique serait déstructuré, à  la dérive et dans le besoin d’aide de ses pairs.
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C’est au nom de ces raisons que CG Jung a dit : seul un chaman est capable de descendre seul dans son ombre et d’en ressortir indemne. Lui-même, bien qu’ayant présenté tous ses travaux sous une forme scientifique, avait une nature de chaman pour s’être aventuré de la sorte dans son auto-découverte par les rêves.

Voici ce qu’en pense Juan Ruiz Naupari, chaman andin.
Le chamanisme essentiel (extraits).
Le chamanisme était anciennement pratiqué par une élite sacerdotale, il y a 500 ans. Ce que nous connaissons au Pérou à l’heure actuelle n’est pas le chamanisme authentique parce qu’il n’intègre plus le travail d’auto-découverte.
Nous pouvons comparer le chamanisme actuel à la médecine officielle où le praticien tente de trouver une solution à la maladie à travers une substance chimique sans arriver à l’essence de la maladie.
Pour le chamanisme andin, il y a trois niveaux dans lesquels se découvrir :
– le monde spirituel,
– le monde d’ici et maintenant, des actes et des pensées de la vie quotidienne,
– le monde de l’ego, le plus dense.

Le chaman sait que ces trois mondes existent extérieurement et intérieurement.
Les chamans modernes restent dans le deuxième monde sans aborder le thème de fond.
De plus, évitant le monde supérieur du spirituel et de l’Esprit, il n’y a pas d’analyse du subconscient pour découvrir l’ego.

Auparavant, il existait un chamanisme de haut niveau de conscience, basé fondamentalement sur l’auto-découverte, qui allait plus loin que ces actions de magie ou de sorcellerie qui se pratiquent communément aujourd’hui et qui n’ont rien à voir avec ce que fut le chamanisme essentiel qui existait à des époques anciennes dans tous les coins de la terre.

Le chamanisme moderne a abandonné le travail psychologique et spirituel parce que cela requiert un effort. Pour aller à la recherche de l’auto-découverte et aller vers d’autres sphères spirituelles, il faut de l’énergie.

Nous avons tant de tentations dans le monde physique, tant d’occupations et de
préoccupations que nous nous coupons fortement de cet objectif qu’est le travail
intérieur.
Or il nous faut viser cet objectif et ce dessein doit être inébranlable…
S’il n’y a pas cet objectif considéré comme sacré, nous mourrons sans avoir expérimenté le beau, sans avoir expérimenté l’amour. L’amour pour lequel nous sommes venus ici sur Terre.

Le chaman qui ne se fixe pas cet objectif pourra voir les serpents, les jaguars, les muses, mais il ne pourra pas voir l’Essence de l’Esprit, il ne pourra par réaliser un excellent travail d’auto-découverte.

Chaque émotion non dissipée se transforme en cristallisation qui freine progressivement la circulation de l’énergie vitale en nous. Peu à peu, nous perdons de l’énergie, de la vitalité, de la santé physique, psychique, spirituelle.
Le chaman, effaçant peu à peu l’emprise de son passé en faisant face à la mort et à l’inconnu, dissout ses agrégats d’énergie, retrouve de plus en plus de vitalité, diminue progressivement l’emprise de l’interprétation collective subjective du monde et revient au contact de la réalité énergétique de la vie.

– C’est grâce à cette capacité à «voir» la réalité qu’il peut percevoir les troubles énergétiques des ses patients.
– C’est grâce à sa capacité à s’identifier totalement aux émotions dans ses crises d’hystérie dissociative qu’il peut s’identifier aux émotions refoulées de son patient et à tout son vécu.
– C’est grâce à son extraordinaire vitalité, au «pouvoir» conquis en effaçant son histoire personnelle qu’il peut intervenir dans la bulle d’énergie de son patient et y opérer des changements.

C’est au nom de ces raisons que ne devient pas chaman qui veut, et qu’il serait injurieux d’assimiler un pied tendre qui a fait trois week-ends de découverte du chamanisme avec un guerrier qui traque sa liberté en frôlant sa mort psycho-spirituelle jour après jour.

La quête proposée par le chamanisme de se libérer du filtre subjectif de la réalité que nous impose notre histoire pourrait se définir en psychanalyse comme l’accès au Soi jungien en ayant totalement fluidifié puis dissout Moi et Sur Moi.

En fait, c’est le chemin de tout homme, chaman ou non. La différence tient dans la conscience de ce chemin, de l’intention pour le faire, et des moyens pour y arriver. C’est là que la structure psychotique du chaman est un atout considérable, car là où il se laisse sombrer dans la crise en ayant foi dans l’issue (grâce à sa «folie contrôlée»), le commun des mortels est tétanisé par peur de voir sa structure psychique exploser dans l’épreuve.

De ce fait, le commun des mortels parcourt ce chemin vers la liberté de manière forcée et contrainte par les évènements et les charges émotionnelles qu’il rencontre et subit, alors que les chamans vont au devant de leur destin.

Philippe Lenaif
Article paru pour la première fois dans le journal du Centre 77, Aksanti n°6 – 2008

6 Responses so far.

  1. […] Par Philippe Lenaif. Dans cet article, je vous propose d'aborder le chamanisme par le regard de la psychanalyse. Pour commencer, comment fonctionne l'homme ? Le CA, le MOI, le SUR MOI et le Soi Petits rappels freudiens …  […]

    • Marta says:

      : Attention, la Wicca n est pas une secte en soi, c est un courant de pense9e, une phsopiolhie, une religion pour certains. Info-secte.org l explique et nous dit que certains groupes wiccans sont classe9s dans les sectes en Europe.@ DeL : je suis d accord, j ai trouve9 aussi trop fort la comparaison avec le satanisme. Je ne fais que citer.Non, la Wicca n est pas une secte e0 la base. Enfin c est ce que j ai compris. C est une religion tre8s ancienne et comme toute religion elle apporte son lot de de9rives.Quant e0 la magie, moi par contre, ca me fait fuir en courant. J ai horreur du mysticisme et les gens qui y croeeent dur comme fer me font flipper.On est d accord pour la note dans le livre, ca aurait e9te9 ne9cessaire. Moi ce qui me ge8ne profonde9ment, c est qu on n est plus dans la fiction avec ce livre. Cate Tiernan se base clairement sur la Wicca qui existe bel et bien et en aucun cas elle n en parle clairement ! Elle distille plutf4t son discours dans un bouquin jeunesse . Voile0 ce qui me de9plaeet profonde9ment.@ Guu : Bonjour et bienvenue. La diffe9rence avec les groupes chre9tiens ? La pratique de la magie, les e9nergies et aussi le fait que le christianisme est reconnu en tant que religion Europe. Tant mieux si tu n as pas eu le meame ressenti que moi. Il n empeache que moi je me suis sentie mal e0 l aise.Comment sais-tu que l auteure ne se de9finit pas comme wiccane ? Quant e0 la de9finition, elle n est pas de moi, je l ai dit, je n ai fait que citer religion.wikibis et info-secte.org. Merci de ne pas me faire dire ce que je n ai pas dit.Quant e0 ge9ne9raliser, je ne ge9ne9ralise pas Je sais tre8s bien que toute religion peut eatre de9tourne9e par quelques groupes. Et pour info, je n ai aucune religion personnellement.Il n empeache que je trouve dangereux, dans un livre pour ados (influene7ables par de9finition), cette mise en sce8ne de cette religion sans jamais en donner le nom. Une annexe dans le livre aurait e9te9 ne9cessaire, je trouve.Et pour info, La base de la Wicca me convient tout e0 fait. Je suis athe9e mais c est l une des religions qui me conviendrait le mieux. pas de Dieu tout puissant, plutf4t les e9le9ments de la nature. Donc vois-tu, je n essaye pas de remettre en cause ce courant de pense9e, j ai plutf4t peur des de9rives que ca engendre. Et d ailleurs pour moi la magie en est une (meame si ces pratiques sont vieilles comme le monde).@ Syl : Oui, les ados sont en queate de mysticisme et non ce n est pas nouveau, c est vrai. Maintenant, comme je l ai dit ce qui me ge8ne profonde9ment, c est qu avec ce livre on sort de la fiction puisque Cate Tiernan se sert de son bouquin pour faire parler de la Wicca sans jamais la nommer. Si on e9tait vraiment reste9s dans la fiction, j aurais adore9 ce livre.@ tous : Merci en tout cas pour vos interventions.

      • Noemi says:

        Bravo pour cet article tre8s clemopt, tre8s fouille9 et tre8s instructif !Eh oui, messieurs les e9diteurs et e9ditrices, si la lecture est une activite9 divertissante, elle a aussi un impact culturel, e9ducatif et formateur qui ne doit pas eatre ignore9. Vous avez donc une re9elle responsabilite9, un devoir de ve9rifier la non appartenance de vos auteurs e0 des mouvements conside9re9 ou assimile9s e0 des sectes et autres mouvements pouvants porter atteinte e0 l inte9grite9 ou e0 la moralite9 des personnes !La pe9riode of9 il e9tait interdit d interdire a fait assez de ravage. Sans passer dans un autre extreame en ayant peur de tout, en cherchant e0 tout moraliser, il convient de faire preuve de bon sens et de s indigner lorsque cela se justifie du manque de se9rieux d un e9diteur qui laisse paraitre de tels textes ! Mais apre8s tout, la collection Black Moon est-elle tenue par un membre de Wikka ou par un mormon ? Cela fait de9je0 deux auteurs de cette collection qui sont e0 aborder avec me9fiance Car effectivement, mabiblio a raison : Stepheny Meyer est mormone et fait passer ses ide9es dans ses ouvrages. Si un livre jeunesse parlait ouvertement de polygamie, d unions fraternelles Je ne pense pas qu un e9diteur se9rieux la publierait et pourtant c est bien de cela qu il s agit ! Banaliser ces pratiques en les mettant en sce8ne de fae7on romanesque au travers de la litte9rature jeunesse, mettre ces ouvrages entre les mains de jeunes ados de 10/12 ans en re9e9ditant la se9rie, d abord parue en section adulte, dans une collection jeunesse au design bien travaille9 Cela n inquie8te personne ? sans parler du fait que la traduction soit remplie de coquilles, de fautes de syntaxes, de cliche9s e0 peine digne des romans photos Adultes, nous avons nos petits antennes comme tu dis Me9lo, qui nous prote8gent d influences parfois ne9fastes. Je pense aussi que nos jeunes adolescents ne les ont pas encore et sont des victimes potentielles attire9s comme de joli papillons par les lumie8res de ces romans fantasmatiques ! Un grand merci donc Me9lo pour ton avis non conventionnel e0 caracte8re pre9ventif :-)Espe9rons que les auteurs ame9ricains de cet acabit n envahiront pas les rayons de nos librairies europe9ennes 🙂

    • Sunila says:

      Mettons-nous dans la peau d une jeune fille de, disons 13 ou 14 ans, est-ce que le sens de faire l aplgiooe de ne prendrait pas un autre sens. Pour ma part, e0 cet e2ge je pense que l on a pas vraiment cette notion en teate. Bien sfbr, tous le monde s accorde e0 dire qu un ado qui lit va plutf4t mieux qu un ado qui ne lit pas ! C est ce que dirons tous les e9diteurs pour de9fendre leurs publications et rassurer les parents parfois inquiets (e0 tort? e0 raison ?)Imaginons tout de meame, un ado qui ne va pas bien e0 qui l on offre ce type d ouvrage Pourquoi ? Parce qu un style simple, abordable meame si on n aime pas vraiment lire, qu on ne lit pas beaucoup, un ouvrage qui donnera peut-eatre envie de lire la suite aura dit la libraire bien intentionne9e Vous voyez ?Quel impact cela pourrait-il avoir ? Avec les ados, il n est pas ne9cessaire de faire l aplgiooe de quoi que ce soit pour qu ils soient tente9, il suffit que cela soit tentant ! Le romanesque offre une image tentante des re9unions de sorcelleries, cela devient tentant de chercher e0 vivre en vrai ce genre d e9motions de9couverte sur papier Le0, e0 mon avis re9side le danger mais peut-eatre plus aux Etats-Unis que dans la vieille Europe quoi que suicide collectif au Kremlin-Biceatre. Un chemin de traverse litte9raire sans doute Je n ai pas lu l ouvrage, m appreatais e0 le faire par curiosite9 en suis dissuade9e ! La lecture de la saga Meyer a e9te9 si pe9nible et affligeante que depuis j ai un a priori tre8s ne9gatif, disons-le, concernant la collection Black Moon : marketing tapageur, couverture tre8s travaille9es e0 l inverse du contenu bourre9 de coquilles, d erreurs de syntaxes (ils doivent faire l e9conomie d une e9quipe de correcteurs professionnels), des the8mes bas de gammes avec des cliche9s e0 l emporte pie8ce. Evidemment e0 lire ces romans d eau de vaisselle, les colle9giens ne peuvent pas appre9cier les romans que leurs professeurs de frane7ais leur propose : il y a du vocabulaire, des re9fe9rences historiques et culturelles, du sens !La litte9rature jeunesse a eu du mal e0 obtenir ses lettres de noblesses et ce type d ouvrages n est pas fait pour relever le niveau. Voile0 qui a aussi son importance, non ? Voile0 qui devrait avoir son importance lorsque l on aime la litte9rature jeunesse 🙂

    • Nilson says:

      Quant e0 affirmer que pensonre n’est mort e0 cause de la Wicca, je pense que c’est une affirmation un peu he2tive. Pas vraiment non.La wicca en soit est tout sauf dangereuse, les wiccan ont obligation de respecter toute forme de vie (y compris sa propre vie), il n y a jamais eu aucune guerre de religion lie9e e0 la wicca.Les wiccan sont juste des gens tre8s proches de la nature, pas de quoi avoir peur, et j ais vraiment beaucoup de mal a imaginer comment quelqu un pourrait en mourir.Je tiens e0 souligner qu aucun wiccan ne pourrait participer e0 un suicide collectif, e7a ne correspond pas du tout e0 notre mode de vie et c est completement aberrant de lire e7a.Mais la wicca n est pas institutionnalise9e comme la plupard des autres religion, donc n importe qui peut decider de prendre ce nom pour faire n importe quoi.D ailleurs la majorite9 des wiccan pratiquent seuls et nous n avons pas de superieur ou de representant nous dictant nos actes. je pense qu’il est ne9cessaire de se me9fier un tant soit peu lorsque nous prenons connaissance d’une nouvelle religion quelle quelle soit. on est d accord, mais il y a une grande difference entre se mefier, se renseigner etc et ce qui est dit dans une partie des postes ici qui justement se permettent des reactions hatives et offensantes sans rien connaitre e0 cette religion.Les prejuge9s ont la vie dure et vous ne pouvez pas imaginer e0 quel point c est desolant de lire n importe quoi.D autre part, et c est quand meame important, la wicca n est pas vraiment une nouvelle religion, puisque c est juste un revival de la religion la plus ancienne du monde Ce ne date pas franchement d hier, mais bon je vous dispense d un cours d histoire des religions. Mon article se base surtout sur des recherches internet que je ne pre9tend pas eatre la ve9rite9 absolue mais les articles sont le0 tout de meame. Il est tre8s facile de trouver tout et n importe quoi sur le sujet sur internet, et honnetement j ais bien rigole9 et lisant certains des liens que tu as poste9, parcqu une conversation entre plusieurs pensonres qui ne connaissent absolument rien au sujet n est PAS de l information.Cele0 dit il est vrai qu en france le sujet passe encore mal, alors qu au Etats-unis c est une religion completement accepte9e depuis pas mal de temps maintenant et il y a moins (et heureusement) le genre de reaction qu on peut trouver ici, meame si tout n est pas parfait(il suffit de voir e0 quoi les wiccan ressemblent dans les series tv, entre satanistes et babas new-age, sans aucun interet concerant la re9elle wicca).Quand je me suis interesse9e au sujet il a fallu que je lise des bouquins en anglais parcqu en france c est un peu le ne9ant, et apre8s avoir lu une petite trentaine de pave9s divers et varie9s sur le sujet, j espere avoir une vision un peu plus complete des choses que quelques liens un peu bizarres sur internet.Bonne journe9e!!